Archives Mensuelles: décembre 2015

Lieu d’éveil à la médiathèque

Par défaut

Jeudi matin 10 décembre, dans le cadre des lieux d’éveil mis en place par Christelle VOGIN, trois mamans et une mamie sont venues à la médiathèque avec leurs petits âgés de 4 mois pour le plus jeune et de deux ans et demi pour les plus grandes, en tout deux filles et deux garçons, la parité était respectée.
Le petit groupe a été accueilli par Hélène et Danièle, bénévoles de la médiathèque, qui ont tour à tour lu un album aux enfants : Petite main, petit pouce et L’ours qui avait froid
Elles ont veillé à rendre la lecture interactive en exploitant les images, invitant les petits à s’exprimer et à participer à l’histoire.
Elles avaient insisté auparavant sur l’importance de cette activité : d’abord sur le plan affectif car c’est un moment privilégié d’échange et de communication entre l’enfant et sa maman, mais c’est aussi une occasion de développer le langage chez le tout petit, l’histoire lui faisant découvrir des mots nouveaux et des modèles simples de phrases.
La dynamique était lancée, les mamans ont ensuite choisi d’autres albums pour vivre la lecture avec leur enfant avant de partager un petit goûter de Noël.
Tous, petits et grands, sont repartis ravis de cette séance et se sont donné rendez-vous au 3 mars 2016.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

Le dernier voyage de Saint-Nicolas

Par défaut

Dimanche 6 Décembre 2015, c’est devant une foule de Blâmontais que Saint-Nicolas a fait son apparition à la Médiathèque de Blâmont où les bénévoles ont lu un texte écrit par Didier Sarrassat pour annoncer sa venue. Ce texte, intitulé « Le dernier voyage de Saint-Nicolas » qui raconte le périple de Saint-Nicolas pour arriver jusqu’en Lorraine avec son âne, a été très apprécié.

Saint-Nicolas a ensuite défilé dans les rues, l’après-midi s’est terminé par un spectacle proposé par la compagnie « Balle et arts » à la salle socio-culturelle Bon accueil de Blâmont.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Voici le texte de Didier SARRASSAT :

 

Le dernier voyage de saint Nicolas.

 

Saint Nicolas était déjà un homme très âgé lorsqu’il décida de quitter son évêché de Myre pour venir en Lorraine. Il ne savait pas pourquoi il prenait la route. Il avait entendu des voix qui lui disaient :

« Va à Port, c’est pour ta légende ».

Vous pouvez trouver ça bizarre d’autant plus que Saint Nicolas était déjà sourd ; alors entendre des voix, pensez, c’était quasiment un miracle ! Saint Nicolas n’y voyait plus très clair non plus et avait déjà une longue barbe blanche.

Après avoir franchi la mer, les montagnes, le Rhin, l’Alsace et les Vosges, Saint Nicolas et Basile arrivèrent dans le Piémont vosgien.

Ah pardon, je ne vous ai pas présenté Basile. Où ai-je la tête ?

Qui a dit que Basile c’était le père Fouettard ?

Non, non, Basile c’était son âne. Donc Basile et Saint Nicolas arrivent au pied d’une belle montagne. Saint Nicolas se frotte les yeux et dit :

« C’est le mont blanc.

–  Mais non, répond l’âne, le mont blanc est bien trop jeune, ici ce n’est qu’un blanc mont.

–  Ah Blâmont, répond saint Nicolas, me voici bien fatigué faisons une halte à Blâmont ».

Les deux compères s’installent donc à Blâmont dans une belle maison tout près du château et qui donnait sur la rue traversière. Vous ne voyez pas où ça pourrait être ? Ils s’y reposent une nuit et le lendemain matin, ils repartent mais ils ne connaissaient pas bien le chemin. En ce temps-là, on se repérait aux étoiles grâce à un système de GPSETC. Ça voulait dire « Galérage Pédestre Sensé Éclairer Ton Chemin ». Depuis on  a simplifié et on appelle ça GPS. Bref ce GPSETC de l’époque n’était pas très fiable. En arrivant sur l’autre colline en face de Blâmont, Basile découvre un hameau :

« Par la barbe à la Saint Nicolas, on est perdus.

– Par là Barbas, comprit saint Nicolas, continuons, montre-moi le chemin ! 

– Montreux, Montreux, marmonnait Basile, je crois voir une ville là-bas mais c’est dans un halo ! 

– Halloville, dit Saint Nicolas, on est sur la bonne route. »

Basile commençait à en avoir ras les sabots des élucubrations de son maître. En plus il avait des problèmes digestifs et lâchait de temps à autre quelques flatulences. De pets en petit pets, Basile et Nicolas avaient franchi la Voise et avançaient sur un faux chemin. Repaix.

« Ça suffit, dit Saint Nicolas, tu m’asphyxies avec tes vents, pars devant je te rejoindrai. »

Basile traînait des sabots.

« Ah mais non, cours, dit Saint Nicolas, et si tu es fatigué tu t’arrêteras en chemin sur une autre pierre. »

Au fur et à mesure de leurs pérégrinations, dois-je vous faire un dessin mes amis, se nommaient des villages de notre beau pays ; Saint Nicolas et Basile se retrouvèrent sur un plateau très venteux ; les habitants y niaient vivre sur un volcan.

« Repète donc un coup, dit saint Nicolas avec tes vents ça fera tourner leurs moulins ».

L’âne ne se fit pas prier. Il paraît que c’est de là que datent les moulins du haut des ailes. Enfin ça c’est pas sûr que ce soit vrai. Plus loin encore Basile et Saint Nicolas arrivèrent dans un village bien puant : on y élevait des cochons et il y avait une fromagerie géante.

« C’est vraiment un trou qui pue ici, dit l’âne qui s’y connaissait en fabrication de mauvaises odeurs

– T’as raison, dit saint Nicolas, question mauvaises odeurs et pollution, ici ils en connaissent un rayon. »

Vous avez deviné où ils étaient arrivés. Ça, c’est encore un miracle de Saint Nicolas, le village aurait dû s’appeler « Trou qui pue », il est devenu Reillon. Plus loin dans un champ deux paysans soignaient des bêtes.

« Que font-ils ?  demanda saint Nicolas.

– L’un trait, l’autre tond.

– Ah Leintrey, comprit le saint.

– Et là, un veau court, .

– Ah on est à Vaucourt » ajouta-t-il

Peu à peu les deux compères se rapprochaient de Port ;  ils y arrivèrent enfin un 6 décembre. Basile qui avait trop pété en chemin était épuisé et Saint Nicolas fut pris d’une crise de hoquet. Hic, hic. Soudain alors qu’ils étaient au milieu de Port, l’âne s’effondra ;

« Basile, hic, dit Saint Nicolas » à Port. C’était trop tard, Basile était mort. En latin « Basile hic » ça veut dire, « Basile ici.» A l’endroit même où Basile avait conduit Saint Nicolas pour faire vivre sa légende on construisit une basilique ; celle de Saint Nicolas de Port. Il paraît même que son âne y est enterré juste sous l’autel. Enfin c’est la légende qui le dit mais je ne suis jamais allé le vérifier. Pour le reste, tout est vrai. D’ailleurs vous pouvez le demander à Saint Nicolas, le voilà, il va vous conduire en pèlerinage sur un bout de chemin qu’il a parcouru avec Basile il y a fort longtemps.

 

                                                                Didier Sarrassat « Trou qui pue », le 06/12/2015,

 

Extrait de « Par l’émoi des toiles » à paraître aux Éditions Déesse.

L’heure du conte voyage

Par défaut

Pour la dernière heure du conte de l’année, Annie et Christelle nos deux conteuses on fait voyager la quinzaine d’enfants présents autour du monde avec des contes venus d’Italie, d’Asie, du Sénégal, etc… Les enfants ont été ensuite invités à participer à un atelier bricolage.

Annie et Christelle vous donnent rendez-vous pour la prochaine heure du conte aura lieu le mercredi 6 janvier 2016 et sera sur le thème « L’hiver est arrivé » suivi d’un atelier bonhomme de neige.

Ce diaporama nécessite JavaScript.